MON AMI ♥.♥.♥.♥.♥.♥. DIS MOI CE QUE J'AI FAIT ♥.♥.♥.♥.♥.♥.

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tout a commencé ce beau jour
toutes les deux on s'est rencontré
ce jour c'était le début d'une amitié
toi et moi on ne l'oubliera jamais

au fil du temps tout était un conte de fée
car entre nous, il y a eu cette complicité
nos joies et nos peines on a partagé
et nos confidences on s 'est échangées

mais aujourd'hui j'ai peur pour nous deux !!
car je sens les choses m'échapper
tu ne veux plus m'écouter
dis moi ce que j'ai fait





# Posté le mardi 20 janvier 2009 07:44

UNE PERIODE DE MA VIE.

UNE PERIODE DE MA VIE.

Il y a des moments dans la vie ou il faut savoir tourner les pages, cela n'est pas toujours facile mais il faut essayer de le faire.

Je suis née en 1964 dans une petite ville de Lorraine. Pendant ma période d'adolescence, j'ai vécue auprès d'une famille qui n'était pas la mienne.

J'étais ce que l'on appelle, une pupille de l'état. Mes parents pour des raisons qui leurs sont propre ont du me laisser partir et pour tout vous dire, ils n'avaient guère le choix, la justice avait décidée qu'il serait mieux pour mes soeurs et mon frère de partir loin de la maison. Nous étions six enfants, six enfants qui allaient vivre chacun de leur coté leur vie d'homme et de femme, sans jamais bien savoir si nous étions seul au monde ou si l'administration nous cachait quelque chose de notre identité familiale ce qui bien entendu fut le cas.

En arrivant dans ce joli petit village de Meurthe et Moselle à plusieurs kilomètres de ma ville natale, je n'avais aucune idée d'être une enfant placée. J'avais 14 mois et à cet âge là, on est loin de penser. Mais la vie nous rappelle bien souvent qu'il y a toujours des âmes bienveillantes pour nous faire savoir que nous ne sommes pas comme les autres.

Pour moi, cela a été une catastrophe. Cette mère qui chaque jour me levait pour l'école, qui me berçait le soir au coucher , qui m'embrassait n'était pas mienne, ces s½urs et frère qui vivaient auprès de moi n'étaient pas les miens mais alors ma famille qui était t'elle??. Une chose est sur, c'est que ma nourrice resterait ma maman jusqu'à la fin de mes jours. Elle qui m'avait tout donner, sa vie son amour, sa tendresse, une bonne éducation avec juste ce qu'il faut pour faire de moi une femme de demain, jamais je ne pourrais l'oublier.

Mais il fallait que je sache d'où je venais et pour le savoir, je devais grandir car on écoute pas un enfant. On lui dit ce que l'on veut bien lui dire et pourtant un enfant cela ne l'empêche pas de ce poser des questions.

Mes parents sont t'ils comme ci ou comme ça, ai - je des frères, des s½urs mais qui suis je ?.

Mon adolescence sera parsemée d'embûche, d'abord il y aura les jours ou l'on me fait sentir que je suis différente, d'autre ou on me fait comprendre que de toute façon je n'ai pas droit à la parole et qu'ils peuvent s'ils le faut me placer dans un foyer. Pourquoi devons nous subir cette administration qui règle le moindre détail. Il faut savoir qu'à cette époque l'Action Sanitaire et Sociale qui gère les enfants abandonnés, les pupilles de l'état dont les parents ont été soit jugé inapte soit sur décision de justice donnait tout les mois à tous ces enfants les mêmes paires de pantoufles, les mêmes manteaux et j'en passe et des meilleurs. Ce qui veut dire que si je voyais une petite camarade de classe avec le même manteau que le mien je savais qu'elle était comme moi une enfant de l'ADASS. Je ne trouve pas très logique que l'on fasse subir aux enfants cela. Moi je l'ai souvent prit pour une humiliation de plus.

J'ai rencontré mes s½urs et mon frère pour mes 20 ans mais le temps passé chacun de notre côté ne pouvait pas nous rapprocher. Nous avions chacun un parcours différent, nos valeurs étaient autres. Nous n'avions rien qui pouvait nous rapprocher. Nous étions des étrangers les uns avec les autres. Nos familles d'accueils n'avaient pas le même amour pour chacun d'entre nous. Une de mes s½urs était la bonne à tout faire et moi j'étais comme un coq en pâte, dorlotée et surtout la chouchou de la famille.

Comment pouvait t'on nous retrouver, c'était impossible. Aujourd'hui je n'ai plus aucun contact avec eux. Je ne sais pas si cela est bien ou pas mais je sais que pour moi la famille, c'est du début jusqu'à la fin et là, il n'y a jamais eu de début. La fin c'est faite au fur et à mesure de nos rencontres, nous n'avions que des questions sur notre passée, le pourquoi de tant de gâchis... on ne construit pas une vie sur son passé. Il ne faut pas tourner la page, mais seulement refermer le livre. Le prendre de temps en temps pour se souvenir simplement que la vie n'est pas un cadeau mais surtout ne pas oublier de le refermer.

Souvent on me disait : tu es très mûr pour ton âge, comment ne pas l'être avec ce passé. Il faut savoir se défendre, savoir dire que nous ne sommes pas des jouets aux yeux de l'administration. Moi qui suis une révoltée comment ne pas l'être à cette époque de ma vie, avoir vécue une vie ou l'humiliation peut être à chaque coin de rue dans un petit village de 106 âmes.

J'ai beaucoup souffert du regard des autres vis à vis de ma situation de pupille de l'état. La pitié que vous pouvez ressentir dans les regards en disent long : pauvre petite, sans parent, qui peut à tout instant être retirer de sa famille "d'adoption". La méchanceté qui vous fait le plus de mal, c'est celle des camarades de classe . Elle peut vous faire voir l'avenir bien plus vite que vous ne le pensez. Ma couleur de peau un peu mate faisait de moi quelqu'un de sale. Souvent la maîtresse d'école prenait un coton avec de l'alcool et me frictionnait pour montrer soit disant m'a crasse... . A l'école, dès que quelque chose se passait c'était la pupille de l'état, cela ne pouvait pas être autrement....

Aujourd'hui j'espère de tout coeur que tout cela à bien changé mais je n'en suis vraiment pas si sur... . Les personnes qui prenaient ma défense étaient mal vu mais plusieurs sont passé outre et ceux là, je les en remercie.

Maman souvent me disait : tu es une petite fille comme les autres, aujourd'hui tu manges ton pain noir mais demain tu mangeras le pain blanc tu verras... et je vois, il faut subir pour ensuite grandir... et surtout il faut se dire que le cours de notre vie chacun de nous peu le changer. J'aurai pu tomber dans la délinquance et me dire que la vie après tout, avec ce que j'en voyais, ne valait pas grand chose mais je me suis accroché, pour montrer que même une pupille de l'état peut avancer dans la société. Nous avons chacun notre place, c'est un droit bien souvent bafoué, trop souvent même.

Je n'avais pas la télévision, nous n'avions pas l'eau chaude, c'était un puits qui il faut le dire nous apportait une eau de source très agréable à boire en été mais l'hiver se laver avec, n'était pas possible. Il fallait faire chauffer l'eau et se laver dans une bassine car nous n'avions à l'époque, pas de salle de bain.


Je n'étais pas dans le luxe bien au contraire et je n'enviais pas mes amies qui elles avaient tout le confort. Je prenais ce que la vie voulait bien me donner et je n'en demandais pas plus. J'étais bien là dans cette famille qui n'était pas la mienne mais que je considérais comme telle... .

Maman décède, je n'avais ou aller. J'ai comprit à ce moment la que je n'avais en fin de compte plus de famille mais aussi que je n'avais jamais eu une famille véritablement seulement une de substitution. Je n'étais rien, juste un numéro sur un dossier. Qu'allait t'on faire de moi ??? devais je aller dans un foyer de jeune fille... je suis partie je le pensais vers la bonne direction mais c'était tout le contraire, je suis partie vers l'enfer. Celui d'une nouvelle famille qui ne m'était pas étrangère puisque c'était une soeur d'adoption qui me prenait avec elle dans sa famille. Je crois que le salaire qu'ils avaient pour mon éducation était ce qui les avaient motivé. Pour le reste, je n'étais rien qu'une pauvre fille. Je n'avais pas le droit à la parole. J'étais leur chose et je rapportait... et je subissais aussi ce qu'aujourd'hui on essaie de ne plus cacher... . Je n'ai pendant cette période jamais vu une assistante sociale, une éducatrice et pourtant bien des choses auraient changé si quelqu'un était passé pour s'entretenir avec moi de ma vie. Pour se faire entendre, j'ai du aller me plaindre mais l'écoute était vraiment discrète, on avait pas envie de s'embêter avec moi, ma majorité approchait et j'allais être un numéro de moins sur leur dossier.

Je n'ai jamais été voir mon dossier et pourtant j'aurais pu le faire dès ma majorité mais pourquoi faire, ce que je savais me suffisait. De toute façon peut on faire confiance à une administration qui envoient chaque mois aux parents biologique toujours le même imprimé faisant acte que tout va bien pour tout les enfants.

J'ai retrouvé mon père après plusieurs recherche. Je pensais être accepté par mes tantes et oncles mais cela ne fut pas le cas. En fin de compte j'étais sortie de leur vie et c'était mieux pour tout le monde. Mon père en a été très bouleversé et déçu de leur comportement. De quoi avait t'il peur ?? je n'étais pas venue pour régler mes comptes mais seulement pour connaître mes origines chose auquel je pensais avoir droit.

En ce qui concerne ma mère je n'avais aucune raison de vouloir la rencontrer, elle part contre à fait le premier pas en se présentent chez moi. Je la vois encore me dire je suis ta mère. Comment pouvait t'elle dire cela après des années de silence. Comment peut on être mère est en oublier ces enfants, pas un mais 6 enfants. Je lui ai fait savoir que je n'avais plus de mère que celle qui m'avait élévée, câlinée, bercée qui était la pour mes petits bobos d'enfance et d'adolescence, tout ce que ma propre mère aurait du faire était décédée et que mon coeur ne pouvait pas être pour cette femme qui aujoud'hui se présentait en tant que ma mère.

C'est facile de faire des enfants et de les faire élever par d'autre. Nous nous sommes souvent rencontrer vu que nous habitions la même ville mais cela s'arrêtait là. J'ai fait la connaissance de ces autres enfants qu'elle avait cette fois élévée et je me suis souvent demandée comment elle avait put faire cela sachant que ces six autres enfants étaient "dans la nature".

Je me suis si souvent battue contre l'administration en premier et contre la méchanceté des gens mais le temps rarement n'apporte de réponse. C'est comme cela, on ne change pas un système, on ne changera rien d'autre que la vie d'un enfant en lui donnant des ordres mais souvent la vie de ces enfants placé à cette époque étaient déjà toute tracée. Pour l'éducation c'était de même, les études coutent très cher pour l'Etat donc en faire le moins possible pour ces enfants là.

Je peux dire aujourd'hui que le bilan de mon adolescence m'a été plus ou moins volé, un parcours parsemé d'embûche, une vie plus ou moins solitaire un avenir incertain.

C'est une période de ma vie qui à fait mûrir en moi beaucoup d'espoir sur un avenir meilleur. Mes envies, mes passions, mes révoltes sont mes moteurs. Je ne peux accepter l'indifférence, la violence et le matérialisme. Une chose est sur c'est que je suis moi dans toute sa splendeur et que je ne pourrais jamais retourner ma veste juste pour le plaisir de gagner.



La vie ne sera jamais pour moi un long fleuve tranquille... .

# Posté le vendredi 16 janvier 2009 09:48

Modifié le vendredi 16 janvier 2009 10:09

Je ne finirai jamais d'apprendre...

Je ne finirai jamais d'apprendre...

J'ai appris...


que peut importe comment je peux aimer,
je n'aurai pas toujours le retour souhaité.


J'ai appris...

que ce n'est pas ce que j'ai dans la vie qui compte,
mais bien ceux qui y sont présent.


J'ai appris...


que peu importe la minceur que je trancherai une situation,
il y aura toujours deux côtés.


J'ai appris...


qu'il est plus facile de réagir que de réfléchir.


J'ai appris...



que je ne devrais jamais laisser partir une personne chère sans lui dire un mot tendre
car je la vois peut-être pour la dernière fois.


J'ai appris...


que je suis responsable de mes actes,
peu importe comment je me sens.


J'ai appris...


que peu importe comment une relation peut être passionnante et brûlante au début,
elle finit par s'affaiblir et je me dois de trouver un moyen de la renouveler.


J'ai appris...


qu'apprendre à pardonner prend de la pratique
et de la patience vis-à-vis de soi.


J'ai appris...


qu'il y a des gens qui savent aimer à la folie
mais ne savent pas toujours comment la démontrer.

J'ai appris...


que lorsque je suis fâché, j'ai le droit de l'être,
mais que ça ne me donne pas le droit d'être cruelle.


J'ai appris...


que la vraie amitié continue de grandir, peu importe la distance.
Il en est de même pour le vrai amour.


J'ai appris...


que même si une personne ne m'aime pas comme moi j'aimerais être aimé,
il est possible qu'elle me donne déjà tout cet amour dont elle est capable de donner. !


J'ai appris...


que peu importe la grandeur de mon chagrin
le monde ne s'arrêtera pas de vivre pour autant.


J'ai appris...


que lorsque deux personnes ne sont pas d'accord,
cela ne veut pas dire qu'elles ne s'aiment pas. Et lorsqu'elles sont toujours d'accord,
cela ne veut pas dire qu'elles s'aiment..


J'ai appris...


que deux personnes peuvent regarder exactement la même chose,
et la voir de façon totalement différente.


J'ai appris...


qu'il y a des différentes façons d'aimer et plusieurs moyens pour le démontrer.


J'ai appris...


que j'étais entouré de personnes extraordinaires.

J'ai aussi appris...

que je ne finirai jamais d'apprendre...







# Posté le mercredi 14 janvier 2009 10:47

Modifié le mercredi 14 janvier 2009 22:39